La qualité de l’eau dans les piscines publiques

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L’eau de votre piscine est elle contaminée ?

 

La gestion de la qualité de l’eau ainsi que la sécurité sont des enjeux très important pour les gestionnaires de piscines municipales mais également pour toute personne fréquentant ou travaillant dans les centres aquatiques.

Le premier texte important concernant la gestion de la qualité de l’eau est l’arrêté du 7 avril 1981.

Il traite notamment des dispositifs de désinfection autorisés, du nombre de vidanges annuelle obligatoires, de l’obligation de cahier sanitaire etc. La loi définit aussi la notion de qualité de l’eau dans les piscines en imposant des moyens de désinfections et la réalisation d’un auto contrôle sur les taux de produits utilisés dans les établissements de bain.

Les principales obligations en matière de qualité de l’eau et des points de contrôle porte sur la nature de la méthode de désinfection de l’eau ainsi que les propriétés microbiologiques de l’eau de baignade.

Il faut également prendre en compte les polluants atmosphériques, en particuliers les trichloramines, qui auront un impact dans le processus de gestion de la qualité de l’eau.

Le non respect des différentes normes concernant les moyens de prévention et de gestion des eaux de baignades peut entraîner des sanctions en lien avec les dernières recommandations de l’A.F.S.S.E.T.

Modes de désinfection des piscines publiques :

chlore, brome, ozone et PHMB

Les différents produits ou procédés de traitement employés pour la désinfection des eaux sont mentionnés et décrit à l’article 5 de l’arrêté.

1.1Les produits chlorés

– Chlore gazeux

– Eau de Javel.

Les spécificités des produits à base chlore et de l’eau de javel sont précisées dans l’arrêté comme étant : soit de l’acide trichloroisocyanurique ou du dichlororisocyanurate de sodium ou de potassium ou de l’hypochlorite de calcium ou encore des composés qui figurent sur une liste établie par le ministre chargé de la santé. De l’acide isocyanurique peut être ajouté aux produits chlorés.

« L’eau des bassins, traitée sans acide isocyanurique, doit avoir :

  • Une teneur en chlore libre actif supérieure ou égale à 0,4 et inférieure ou égale à 1,4 milligramme par litre.

  • Une teneur en chlore total n’excédant pas de plus de 0,6 milligramme par litre la teneur en chlore libre.

  • Un pH supérieur ou égal à 6,9 et inférieur ou égal à 7,7.

L’eau des bassins, traitée au chlore en présence d’acide isocyanurique, doit avoir :

  • Une teneur en chlore disponible au moins égale à 2 milligrammes par litre mesurée avec le diéthylparaphénylènediamine (DPD).

  • Une teneur en chlore total n’excédant pas de plus de 0,6 milligramme par litre la teneur en chlore disponible.

  • Un pH supérieur ou égal à 6,9 et inférieur ou égal à 7,7.

  • Une teneur en acide isocyanurique inférieure ou égale à 75 milligrammes par litre. »

1.2La désinfection au Brome ( plus exactement le bromure de sodium )

Utilisé dans la désinfection des piscines (notamment celles à l’eau de mer en action combinée avec le chlore ) sous dérogation, le brome est un composé inodore, anti-algues et antiseptique. Il est efficace lorsque le pH de l’eau est supérieur à 7 et agit, contrairement au chlore, malgré les variations de température de l’eau ou les UV.

Inconvénient : son prix, plus élevé que le chlore et sa toxicité pour les muqueuses et les yeux. Toxique pour l’environnement, il demande un traitement spécial des rejets. Par ailleurs, il est interdit sous forme pure depuis 2006. Selon une publication de la direction générale de la santé :

« Si une société souhaite utiliser d’autres composés à base de brome (ex : bromure de sodium), ces derniers doivent être dans le programme d’évaluation pour le TP02 biocide. Un tel produit présenterait un caractère « innovant » en période transitoire, et devra faire l’objet d’une autorisation d’utilisation délivrée par le ministère chargé de l

a santé après avis de l’ANSES. » source : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/07%20-%20TP2_vf.pdf

Avantage : un certain confort olfactif et un traitement alternatif au chlore.

Dans le cas d’un traitement au brome, l’eau des bassins doit avoir :

  • Une teneur en brome supérieure ou égale à 1 milligramme par litre et inférieure ou égale à 2 milligrammes par litre.

  • Un pH supérieur ou égal à 7,5 et inférieur ou égal à 8,2.

1.3La désinfection à l’Ozone.

L’ozone est un composé de formule chimique O3, il est donc fait à partir de l’oxygène. L’avantage de la désinfection avec ce type de procédé chimique est que l’ozone est oxydant, inodore, il agit aussi bien sur les germes et les bactéries que sur les virus et les matières organiques. Une fois dissout il n’a aucune action sur les matériaux inorganiques ( tuyaux etc), il est aussi ultra écologique puisque les rejets dans l’eau et l’atmosphère ne sont pas polluants.

  • Inconvénient : le coût d’investissement matériel au début de l’emploi de ce type de dispositif est plus onéreux qu’avec l’emploi du chlore

  • Avantage : des économies d’eau considérables avec un ozonateur et l’assurance d’un produit moins onéreux que le brome. Il est compatible avec un traitement d’appoint au chlore. Il est peu irritant.

« L’ozonation de l’eau doit être effectuée en dehors des bassins. A l’arrivée dans les bassins, l’eau ne doit plus contenir d’ozone. Entre le point d’injection de l’ozone et le dispositif de désozonation, l’eau doit, pendant au moins quatre minutes, contenir un taux résiduel minimal de 0,4 milligramme par litre d’ozone. Après désozonation, une adjonction d’un autre désinfectant autorisé compatible doit être effectuée dans les conditions qui lui sont applicables. »

1.4La désinfection au

Chlorhydrate de polyhexaméthylène biguanide (PHMB).

 

Le PHMB est un produit inodore, incolore, avec un effet floculant (donc intéressant avec les filtres à sables classiques) dont le pouvoir rémanent est important. Il ne nécessite donc que très peu de rajout, mais demande de surveiller souvent la concentration de produit présent en eau de baignade. Il est bactéricide et fongicide mais demande l’emploi d’une anti-algue.

Inconvénient : PHMB (PolyHexaMéthylène Biguanide – CAS : 91403-50- 8)

Le PHMB n’est plus autorisé pour la désinfection de s eaux de piscines recevant du public

depuis juillet 2010. source : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/07%20-%20TP2_vf.pdf

 

2La mesure des paramètres microbiologiques des baignades

 

2.1Les principaux agents pathogènes présent dans l’eau

Selon une étude menée de juin 2010 à juillet 2013 [5] les principaux agents pathogènes dans une piscine sont les suivants :

  • Origine fécale : Escherichia coli, Shigella, Salmonella

  • Origine cutanéo-muqueuse : Staphylococcus aureus

  • Origine environnementale : Pseudomonas aeruginosa (incluse dans le contrôle sanitaire sur Paris), Legionella pneumophila, mycobactéries non tuberculeuses

2.2Les principaux agents fongiques

Les mycoses sont présentes dans les piscines par contact (candida, dermatophytes principalement) ou par inhalation (penicillium, aspergillus).

D’une manière générale, pour ce dernier groupe, peu d’études existent et il n’y a pas de protocole clair de dépistage.

2.3Les limites légales

Les limites bactériologiques dans l’eau :

  • Germes totaux à 37°C : 100 UFC/ml maximum

  • Coliformes totaux : 10 UFC/ml maximum

  • Eshérichia Coli : 0 UFC/100 ml

  • Staphylocoques pathogènes : 0 UFC/100 ml (pour au moins 90% des échantillons)

Ces paramètres doivent être mesurés une fois par mois.

2.4Les moyens de mesure

En plus des analyses des prélèvements d’eau en laboratoire, deux types de mesures peuvent être effectuées tout le long du trajet du baigneur (vestiaires, hall déchaussage, bassin) ainsi que dans les locaux techniques.

  • La mesure des paramètres bactériologiques est effectuée grâce à la mesure de la teneur des sols en A.T.P. (Adenosine Tri Phosphate). L’ATPmétrie permet donc de savoir dans quelles zones la flore microbienne est la plus importante et donc de modifier le protocole de nettoyage en fonction des résultats.

Il n’existe pas de base réglementaire mais les seuils de l’I.D.A.C. (Institut Départemental d’Analyses et de Conseil) sont utilisés en référence [5].

  • Enfin une trousse d’analyse spécifique est utilisée pour réaliser des tests sur place de mesure du taux de légionelle.

  • Les débits de renouvellement de l’air sont vérifiés, et les locaux de chaufferie visités pour vérifications diverses.

3 Les différentes formes de polluants chimiques :

chloramines, trichloramines, chloroformes…

 

  • Les chloramines sont la principale source de pollution de l’eau. Ce sont des produits issus de la réaction du chlore avec les composants azotés (urée, sueur, etc). Elles sont de trois sortes mono- et dichloramines sont solubles dans l’eau et les trichloramines, solubles dans l’air.

  • On trouve aussi dans l’air des concentration plus ou moins importantes de bromoformes, ou de chloroformes, selon le mode de traitement des eaux, qui entrent en considération dans les différents polluants susceptibles de provoquer ou de participer au développement des cas de difficultés respiratoires, et / ou d’ incapacités permanentes d’exercer.

Concernant plus spécifiquement les chloramines, tous les types de bassins peuvent être concernés mais les établissements comportant des espaces ludiques sont plus facteur de risques pour les employés et le public. Les toboggans, jacuzzis et jets d’eau entraînent une agitation des bassins qui favorise le passage des chloramines dans l’air.

On peut noter que certains facteurs individuels comme le tabagisme des employés des centres aquatiques ont rendu la confirmation de la toxicité des chloramines complexe et sujette à débat. Depuis 2010, des données de plus en plus nombreuses ont poussé les autorités à se prononcer sur des normes et à informer plus largement sur les risques et l’impact sanitaire des polluants chimiques dans les piscines.

3.1Les normes

Dans une publication de l’A.F.S.S.E.T. datant de 2010 : « Risques sanitaires liés aux piscines. Évaluation des risques sanitaires liés aux piscines. Rapport d’expertise collective. Maison Alfort », les recommandations sont les suivantes :

  • 0,3mg.m-3 d’air, seuil max mesuré pour les trichloramines (mesurée deux fois par an, dont une en hiver et sur deux seuils : 30cm et 1,70m au-dessus de la surface)

  • 0,25mg.m-3, seuil max de chloroforme

  • 0,5mg.m-3, seuil max de bromoforme

L’arrêté du 7 avril 1981 impose un taux maximal de chlore combiné à 0,6mg.L-1.

Étant entendu que le taux de chlore combiné comprend le total des mono, di et trichloramines, on comprend mieux l’enjeu de la mesure du taux de trichloramines dans l’air.

Enfin l’article R4412-149 du code du travail impose un taux de chlore maximal à 1,5mg/m3 ou 0,5 ppm sur 15 mn dans les locaux techniques notamment lors des opérations de remplissage par exemple ou des manipulations liées à l’entretien des installations techniques de la piscine.

3.2Les personnes impactées 

Les individus potentiellement capables de développer des pathologies liées à l’exposition aux polluants atmosphériques en centres aquatiques sont :

  • Les personnels d’entretien: par leur manipulation de produits d’entretien corrosifs

  • Les personnels techniques : par leur manipulation d’acides et de composés hautement dosés en chlore

  • Les personnels d’accueil selon la configuration de la piscine, qui peuvent inhaler des vapeurs toxiques sur leur lieu de travail

  • Les maîtres-nageurs et personnels au bassin

  • Les nageurs de haut niveau par leur fréquentation régulière et leur pratique sportive

  • Les enfants notamment en bas âge, et autres publics à risques en contact régulier, même de courte durée, avec l’eau des piscines.

3.3Les principales pathologies

liées à l’exposition au chlore dans les piscines

Outre les irritations des muqueuses provoquées par les taux de mono et di chloramines présents dans l’eau, les principales affections respiratoires en lien avec un taux de trichloramines trop élevé dans l’environnement immédiat sont :

3.3.1L’asthme

Constatée par Thickett et al en 2002, l’asthme est considéré aujourd’hui comme une maladie professionnelle chez le maître-nageur exposé au chloramines durant l’exercice de ses fonctions. Par ailleurs des études menées auprès des nageurs de compétitions mettent en lumière une plus grande occurrence d’hyper réactivité bronchique et d’asthme chez les nageurs plutôt que chez d’autres compétiteurs de haut niveau dans diverses autres disciplines [2][4]

Pour les professionnels, depuis 2003, l’exposition aux chloramines est inscrite au tableau n°66 des maladies professionnelles. Cette inscription est une reconnaissance de la toxicité de ces produits et de leur rôle dans le développement de l’asthme chez les professionnels concernés. Elle peut leur permettre d’obtenir plus facilement une prise en charge de leur traitement et si nécessaire un reclassement.

3.3.2La pneumopathie d’hypersensibilité PHS like 

Pneumopathie liée à des bactéries nommées Mycobactérium avium, découverte dans les années 1990 aux États Unis. Cette pathologie est plutôt courante chez les professionnels en contact avec des jacuzzis. En 2005 Angement et al citent ainsi le cas de 9 employés d’un centre thermal présentant des symptômes de PHS (toux, dyspnée, sensation fébrile nocturne) aussi appelé poumons des jacuzzis liés à une mauvaise gestion de l’eau et de l’air.

3.3.3Les rhino-conjonctivites, et autres pathologies respiratoires non infectieuses 

Selon diverses études citées dans le document 2 des références bibliographiques, disponible en téléchargement, il semblerait que l’état de santé des professionnels exposés quotidiennement aux trichloramines soit plus dégradé que dans d’autres secteurs d’activité.

On rapporte principalement des troubles respiratoires hauts : rhumes, sinusite, raucité de la voix, toux etc…

Le diagnostic a été objectivé dans diverses études notamment depuis la fin des années 1990 et par le fait que les symptômes, lorsqu’ils restent légers se révèlent réversibles pendant les périodes de vacances des salariés concernés.

4 Fréquence de surveillance des installations

des centres aquatiques

Une fois par jour pour :

  • La mesure du chlore disponible dans l’eau des pédiluves,

  • Le relevé des compteurs d’eau et les observations relatives : notamment aux vérifications techniques, au lavage des filtres, à la vidange des bassins, à la vidange et à la visite des filtres, au renouvellement des stocks de désinfectant, au remplissage des cuves de réactifs et aux incidents survenus.

Deux fois par jour pour :

  • La mesure de la transparence,

  • Le pH,

  • La teneur en désinfectant (chlore libre actif ou chlore disponible, et chlore combiné),

  • La température de l’eau de chaque bassin,

  • La température de l’air,

  • L’hygrométrie.

Une fois par semaine pour :

  • La mesure du stabilisant.

Une fois par semestre pour :

  • La qualité de l’air pour les halls des bassins équipés de lampes Ultra-Violet de déchloramination. Cette surveillance portera sur les paramètres trichlorure d’azote et trihalométhane (chloroforme, bromoforme, dichlorobromométhane, dibromochlorméthane) et les résultats devront être transmis à l’Agence Régionale de Santé.

Une fois par an pour :

  • Les débits de ventilation et d’air neuf des piscines équipées de centrales de traitement d’air.

5 Solution en gestion et prévention des risques sanitaires

 dans les piscines accueillant du public

Selon les conclusions de l’étude menée en 2013[2], la prévention passe par trois axes :

  1. Une prévention technique :

  • Usage de produits de désinfection alternatifs au chlore, stripage et déchloraminateur UV

  • Augmentation du renouvellement d’air pour un débit d’air neuf minimum de 60m3.h-1dans les locaux concernés et dans les piscines,

  • Ventilation efficace dans les locaux de travail,

  • Réduction des quantités et de la toxicité des produits destinés au nettoyage des plages et des vestiaires.

  1. Une information et une formation des personnels à risques :

  • Personnels techniques et d’entretien en particulier sur la manipulation des produits toxiques,

  • Exploitants sur leurs obligations en matière de respect des normes de qualité de l’air et de l’eau et de respect des conditions de travail.

  1. Une meilleure prévention :

  • Par le biais de la médecine du travail, notamment par l’emploi des tests ACT pour l’asthme ou PAREO pour apprécier la sévérité et la récurrence des rhinites.

Enfin, et d’un point de vue opérationnel, l’expérience montre la nécessité de :

  • Rédiger des protocoles en cas de dépassement des normes. Ils doivent permettre à chaque équipe (accueil, technique et maîtres-nageurs) de savoir quelle attitude adopter : évacuation des bassins, information du public, mesures techniques spécifiques etc…

  • Garantir une bonne réactivité de l’équipe technique en cas d’accident ou de dépassement des normes chimiques au bassin.

  • Définir des seuils maximums permettant aux maîtres-nageurs de décider de l’évacuation du public et de la fermeture des bassins en cas de dépassement des normes en particulier pour les piscines gérées au chlore.

D’une manière générale, les procédures de contrôle des eaux et de l’air se font selon le même modus operandi selon les régions.

En Loire Atlantique, par exemple, le contrôle sanitaire de l’A.R.S. se passe toujours en trois temps :

  • Inspection des installations

  • Contrôle des mesures de sécurité sanitaire mise en œuvre :

  • Réalisation d’un programme d’analyses de la qualité de l’eau : prélèvements dans les différents bains y compris les pédiluves

Le protocole de mesure de la qualité de l’eau des bassins consiste en une surveillance de la qualité de l’eau et de l’air par la personne responsable de la piscine

6 Sanctions applicables

Article D1332-13 Modifié par le décret n°2008-990 du 18 septembre 2008 – art. 1 du Code de la Santé Publique :

«Lorsque l’une au moins des normes de la présente section n’est pas respectée, le préfet peut interdire ou limiter l’utilisation de l’établissement ou de la partie concernée de celui-ci. L’interdiction ne peut être levée que lorsque le déclarant a fait la preuve que ces normes sont de nouveau respectées. »

L’article 322.2 du code du sport sanctionne le non-respect des garanties d’hygiène et de sécurité.

Dans la pratique, il arrive qu’après contrôle du site par l’A.R.S. et constatation d’une non-conformité de l’eau, il soit décidé une contre visite. Si elle ne donne pas de résultats satisfaisants, il peut y avoir fermeture de l’établissement. Dans ce cas, le manque à gagner d’exploitation est suffisant pour constituer une sanction dissuasive.

Plusieurs cas d’intoxication au chlore chez des enfants ou des usagers ont été médiatisés ces dernières années. On peut citer :

En cas de plaintes des employés menant à hospitalisation ou à préjudice de santé, le parquet peut être saisi par la partie civile, mais aussi par la CPAM et une enquête menée, avec à la clé plusieurs chefs d’accusations parmi lesquels : manquement à obligation de sécurité, faute inexcusable de l’exploitant, blessures involontaires. Le cas s’est déjà produit à Saint Brieuc en 2013 : http://www.ouest-france.fr/trop-de-chlore-la-piscine-les-employes-malades-538056

  Conclusion

Les impératifs en matière de qualités de l’eau dans les piscines sont un enjeu sanitaire important et sont mentionnés dans le code de la santé publique. Les sanctions sont à la hauteur de la responsabilité engagée. Elles peuvent être économiques ou pénales selon la gravité des faits.

Les recherches sur les toxiques chimiques sont de plus en plus nombreuses et médiatisées. Il semble plus que jamais nécessaire de mettre en place des protocoles de gestions clairs et précis du risque sanitaire.

Au regard de toutes les précautions à prendre avec l’usage du chlore, on peut se demander quelles solutions réelles existent pour garder une bonne hygiène tout en préservant l’environnement des travailleurs. L’ozone paraît être le moyen le plus efficace et éco responsable.

De plus, outre l’enjeu hygiène et sécurité des publics en contact avec l’emploi de produits chimiques en piscine, on peut aussi étudier l’impact environnemental de la gestion d’une piscine : rejet d’eau dans les stations d’épuration, utilisation de produits chimique, stockage et risque chimique, consommation d’eau dans un contexte d’économie et de gestion durable etc…

On pourra notamment pour aller plus loin consulter ces articles : http://www.propiscines.fr/cds_pages.php?CDpath=67_97

http://docplayer.fr/11538878-Piscines-et-developpement-durable-quelles-opportunites.html


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